Et oui, IKEA est arrivé jusqu’ici !

Début d’après-midi à Reykjavik, sur les conseils de Samuel notre vaillant gardien de maison (qui, si vous voulez mon avis a plus l’allure d’un garde forestier), nous partons à la recherche d’un bout de viande de qualité. Echec cuisant. Passons, ceci devrait faire l’objet d’un prochain article !

D’humeur aventurière, et tant que les conditions climatiques le permettent encore – nous allons plonger dans un vortex de vent, de pluie et de neige d’ici quelques jours-, je décide de prendre mon courage à deux mains et d’aller à Ikea (Yiihii). Car comme le dit si bien Gad, “c’est à la gueule de son IKEA qu’on évalue la qualité d’une ville” (Sainté est un contre exemple… j’en vois venir certains !).

Me voilà donc partie. Je prépare mes petits sous-sous pour donner au chauffeur du bus (350 ISK), je les mets dans la boite devant lui (oui c’est à l’ancienne là-bas, pas de machines qui bippent de partout, il faut parler au monsieur lui dire bonjour et tout et tout) et la KRKKRRRKKRRRR… La machine qui beugue et le monsieur qui doit se taper tout le rouleau à dérouler à la main. J’ose pas me retourner pour affronter le regard pesant des usagers. Même mon joli french accent n’y pourra rien ! Ouf le zinzin remarche et nous voila partis. Cool, je suis tombée sur un fou du guidon, le mec aux Mille Bornes il déchire tout, l’As du volant, l’Increvable, Véhicule prioritaire… La totale, on se serait cru dans Speed sauf que y’avait pas Keanue Reeves!!

Bref, je vous passe les détails (déconnez pas là je condense vachement), je fais mon changement de ligne, impec, on traverse de jolis quartiers friqués avec barrières en bois, lacs privatifs, canards, cygnes, poussettes. Et puis Bam ! Passé le virage, on débarque dans la zone : changement de décor, usines, route déglinguées, « barres » d’immeubles, gens chelou… Et re-Bam ! Nouveau virage et puis plus rien. Une espèce de pampa volcanique déserte, la route , le bus, et moi (bon ok et le chauffeur aussi mais ça casse l’ambiance). Une sensation étrange m’envahie entre la trouille et l’excitation (il est quand même fou ce pays !).

Et laAAaaa seeemblaAAaaant creveeeer le cieeeeel, eeeet venaaAAaaant de nuuuul part, surgiiiiiiiiiiiit… IKEA ! Improbable mais vrai. Remise de mes émotions, je m’en vais faire mes emplettes. Bon Ikea en fait, on a le même chez nous, pas de quoi en faire un plat !

En fille bien organisée j’avais pris soin de relever les horaire du prochain bus, vous admettrez que c’est ingénieux. Donc je paye, il me reste 15 minutes avant l’arrivée du bus, je prends mon temps, je range mes pièces au chaud et là qui je vois passer devant le magasin? Le bus… Ce salaud ! Ils sont tellement parfaits ces Islandais que j’avais pas envisagé qu’il soit en retard. Ou en avance, bref on s’en fout ! Du coup, pas envie de me faire avoir une deuxième fois. Je sors et je me plante devant l’arrêt de bus en me disant que si tout est décalé le prochain ne va pas tarder.

Quelle erreur !

La nuit, le froid, les montagnes, et moi. J’attends… J’attends… J’attends… J’ai froid… J’attends… J’attends… Il va bien finir par arriver…. Et puis comme je suis pas du genre à m’angoisser ca tombe bien.

Je vous rassure il a fini par arriver et je suis rentrée à ma maison congelée certes, mais heureuse de revoir les lumière de la ville!

Y sont fous ces Islandais !

Ju

ikea

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