Trip#2 – Chuuut, le cercle d’or

ThumbvellirHead

– 1ère partie –

Quoi de mieux qu’une mauvaise vanne dans le titre pour présenter notre nouveau périple. Je me le demande. Voici donc, en chair et en os, le circuit touristique le plus fréquenté d’Islande, revisité par les Poulets. Au programme : failles, geysers, chutes d’eau et quelques bonnes blagues. C’est parti !

Une fois n’est pas coutume, l’aventure démarre chez Cheep Jeap, notre fournisseur officiel de voiture-toute-rouillée-qui-roule-à-peu-près-pour-pas-cher. Bon, cette fois-ci, on a fait claquer les biffetons. Et que voilà? Une Subaru Forester « top la classe » avec un coffre d’une capacité d’au moins 6 ou 7 Roumains. Boite automatique. Fermeture centralisé. Vitres automatiques. ABS. Radar de recul. Jantes alliage. Oulà non je m’emballe un peu là. Bref, du grand luxe quand même.

Fier de ma belle trouvaille, je m’en vais la montrer à ma damoiselle, qui n’en fut pas moins épatée. On charge rapidement les affaires et on entame notre jeu favori : le Qu-est-ce-qui-donc-qui-marche-pas-dans-la-bagnole :

–          Pare-brise ?

–          Ok, pas de fissure.

–          Feux ?

–          Ok.

–          Clim ?

–          Ok.

–          Radio ?

–          Mouais.

–          Bon, ça va, on a tiré le gros lot là ! Quasiment un Grand Chelem.

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Nous  voilà donc partis pour aller visiter trois des plus gros sites touristiques des environs de Reykjavik, voire d’Islande. A distance raisonnable de la capitale, les agences touristiques les ont regroupées sous le nom de « Cercle d’or ». Ils doivent effectivement se faire des c****** en or grâce à ce tour, puisque c’est le plus fréquenté –et de loin- du pays. Pas vraiment étonnant : il permet de voir en une journée (environ 300km) la plus grande chute du pays (Gullfoss), la zone géothermale de Geysir et la région historiquement la plus importante d’Islande (Þingvellir).

Un beau programme à couvrir. Mais avant de s’engager sur la route, nous nous arrêtons faire le plein pour être tranquille pendant la journée. Et là, c’est le drame.
Garés devant la pompe, impossible d’ouvrir la trappe à carburant. Pendant vingt minutes, nous cherchons le bouton magique. Tout y est passé : clignotants, feux, boutons d’antigel, d’ouverture du capot, de rehaussement du volant, recul du siège, ouverture des boites afghans, tout ! Pour être même tout à fait honnête, on a aussi tenté de soulever la trappe en faisant levier avec la clé… mais c’était solide l’affaire ! Evidemment, le manuel n’était pas là. Eh oui, ça aurait été trop simple sinon.

Et puis elle apparut. Cachée sous le tapis de sol, camouflée tel un caméléon, une pièce métallique couleur tapis, dont l’embout originel en plastique rouge avait évidemment disparu s’est révélé à nous. Bref, on a fait le plein et on est reparti. Enfin, on est parti.

Première étape,  le parc national de Þingvellir. Un haut lieu de l’histoire islandaise puisqu’est c’est là que siégea le premier parlement démocratique de l’histoire du pays (AlÞing). Pour vous condenser et vous imager un peu tout ça, disons qu’à l’époque, les Vikings qui s’installèrent en Islande –un peu voyous il faut dire- ne voulaient plus entendre parler de roi. Eh oui, malin le lynx. Ils organisèrent donc  des assemblées locales (Þing) pour réguler un minimum leurs sociétés. Puis ils se sentir pousser des ails et décidèrent en 920 de créer cette assemblée à l’échelle de la nation, l’AlÞing donc, où siègeraient tous les hommes libres (en gros, les propriétaires).

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Pour faire les choses comme il faut, ils envoyèrent un gonze, Ulfjótr de son prénom, étudier le code de lois en Norvège, et chargèrent son frère de parcourir l’Islande pour dénicher l’endroit idéal où réunir chaque année cet AlÞing. Pas mal comme taf au passage. C’est donc dans cette plaine sublime, coincée  entre le lac Þingvallavatn et la vallée d’effondrement causée par l’écartement des plaques américaines et eurasiennes que fut installé ce qui est considéré comme le plus vieux Parlement d’Europe.

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Bon, pour ce qui est du concret, l’idée c’est qu’ils organisaient une fois par an, au mois de juin, des énormes soirées mousses au bord du lac. Ca durait une quinzaine de jours, et entre les grandes décisions (mariages, politiques, religions…), ça jouait, dansait, récitait des poèmes, des sagas. Ca fait un peu penser à un conseil des ministres pendant la fête au village. Ils ont même détourné une rivière pour obtenir un paysage plus sympa. Pas froid aux yeux les mecs ! Il s’avère que c’est quand même somptueux. Même si début mars, dans un froid polaire, je vous avoue qu’on n’est pas resté des lustres, de peur d’y laisser quelques phalanges… Quelques photos, un tour du site, et nous voilà remontés dans notre Forester International.

Suite au prochain épisode…

Jack

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