Les élections législatives islandaises pour les Nuls

Election

Affutez vos smoking, samedi, c’était jour d’élection en Islande. Comme on est quand même sympas et surtout qu’on a pas envie de vous écrire une tartine avec des noms de partis imprononçables, on vous a concocté un petit résumé de ce qu’il ne fallait surtout pas manquer de ces élections législatives 2013.

PS : Pour les fainéants, on vous a facilité la tâche en mettant un résumé du résumé en rouge au début de chaque paragraphe.

Qui ? Quand ? Quoi ? Où ? Comment ?

Les élections législatives islandaises le 27 avril 2013.

Indépendante depuis seulement 1944 (oui, oui, jeunette la petite), l’Islande et toujours été gouvernée par un parti ou une coalition de droite. En 2009, alors en pleine crise, nos amis Vikings descendent dans la rue avec des casseroles –je déconne pas- pour afficher leur mécontentement, et obtiennent après plusieurs semaines de grogne la démission du gouvernement et une élection législative anticipée.

La gauche est alors majoritaire pour la première fois de son histoire et Jóhanna Sigurðardóttir, le Premier Ministre, est chargée de redresser le pays et faire le ménage dans cette classe politique gangrénée.

Quatre ans plus tard, en 2013 donc pour ceux qui ne suivent pas, l’heure est au bilan. L’Islande va mieux, mais le niveau de vie est encore loin d’être revenu à celui de l’avant-crise.

L’élection en chiffres ça donne quoi ?

1 île. 1 parlement. 63 élus. 15 partis. 6 circonscriptions. 237 957 électeurs. 81,4% de participation.

L’Islande devait renouveler ce samedi son parlement (Alþing) et élire 63 nouveaux membres. Divisés en six circonscriptions (Nord-Ouest, Nord-Est, Sud + 3 circonscriptions autour de Reykjavik), les Islandais ont du choisir entre 15 partis, un record ! La plupart d’entre eux ont d’ailleurs été créé dans les derniers mois ou les dernières années.

Et donc ?

La droite remporte le scrutin et revient au pouvoir 4 ans après.

Jeu, set et match pour la droite. Comme l’avaient annoncés les sondages, le Parti de l’Indépendance (26,7%) et le Parti du Progrès (24,4%) ont largement dominé les débats, et leur coalition, qui était déjà à la tête de l’Islande en 2003 et 2007 notamment, constituera le nouveau gouvernement.

La gauche chute lourdement avec 12,85% pour l’Alliance (alors parti majoritaire) et 10,87% pour les Verts. Surprise du chef, le Parti Pirate, nouveau né en Islande dépasse les 5% de vote nécessaires et obtient 3 sièges au parlement.

Mais encore ?

La nouvelle constitution s’éloigne pour les Islandais, de même que leur entrée dans l’UE et leur adhésion à l’Euro.

Pour certains, c’est la douche froide, avec le retour au pouvoir des responsables de la crise. Pour d’autres, le bilan mitigé de la gauche pendant 4 années n’a pas convaincu et la confiance est renouvelée aux partis ayant conduit l’Islande, avant la crise, vers un train de vie doré.

La nouvelle constitution, promise en 2009, n’est donc plus à l’ordre du jour, l’adhésion à l’Union Européenne et à l’Euro non plus.

Et puis ?

Rooo, ça va, c’est pas mal déjà !

Evidemment, ceci n’est qu’un grossier aperçu de la situation politique actuelle en Islande et des élections qui viennent de se dérouler.

Si tu veux dénicher des infos plus précises sur le sujet, tu peux aller , et surtout là.

Publicités