Áfram Ísland !*

Vous aimez le foot et les atmosphères champêtres ? Bingo ! Bienvenue à Laugardalsvöllur, l’antre du football islandais pour un Islande-Slovénie d’anthologie. Que du bonheur.

stadeweb

Enfilez votre casque à cornes, munissez-vous de votre plus beau costume bleu-blanc-rouge (eh oui, là-bas aussi ça marche…), d’un peu de maquillage et de l’inévitable écharpe, nous partons de ce pas au Laugardalsvöllur, le stade national d’Islande, pour aller supporter l’équipe de foot !

Je l’avais coché depuis un petit moment sur le calendrier… cet Islande-Slovénie du 7 juin ne pouvait donc plus m’échapper.

Pour vous faire le topo, Islande-Slovénie c’était LE match à ne pas manquer pour tout amateur de foot islandais qui se respecte. Encore en lice pour la qualification au Mondial de football 2014 au Brésil (le choc climatique risque d’être rude si ça veut sourire…), les Islandais devaient faire un bon résultat ce vendredi pour continuer à rêver de plages de sable fin et de Brésiliennes. Il faut dire que les Brésiliennes, ça court par les rues de Reykjavik. Et aux dires de tous, l’Islande possède leur meilleure équipe depuis bien longtemps. De quoi laisser courir l’espoir.

Comme je suis plutôt sympa, et que j’ai grandement envie de contribuer à envoyer ces joyeux lurons eu Brésil, j’ai fait le déplacement au Laugardalsvöllur pour aller donner de la voix. Et je n’ai pas été déçu par l’ambiance…

18h00. Je grimpe dans la voiture, direction le Stade National. Une heure avant le coup d’envoi, le parking devant le stade est encore clairsemé, je me gare donc à une trentaine de mètres de l’entrée des tribunes. Ce n’est pas le chemin pour aller au stade qui devrait me fatiguer.
La populace commence à affluer. Les supporteurs font la queue devant l’entrée du stade, ce qui est assez inhabituel en Islande (à part pour les adeptes des soirées arrosées) pour être souligné. Les Vikings sont de sortie, et visiblement, il y en certains que je ne prendrais pas à l’apéro.

18h45. Je me dirige vers l’entrée de ma tribune et me rends compte que je suis placé dans la tribune populaire, qui fait face à la tribune officielle (pas difficile, il y en a deux).  Bon point, l’orchestre et l’animation sont de mon côté.
La fouille est ce qu’on peut appeler une formalité ici. Disons que j’avais pratiquement plus de soucis pour rentrer à la FNAC. Le mec de la sécurité, souriant, me demande tout de même d’enlever le bouchon de ma bouteille… je m’exécute avant de m’apercevoir qu’à l’intérieur du stade, au milieu des graviers, des dizaines de pierres grosses comme mon poing jonchent le sol. J’enlève donc symboliquement le bouchon de ma bouteille.

18h55. Bien installé dans les tribunes, je me suis déjà fait deux potes quand les joueurs rentrent sur le terrain. Tout le monde se lève pour les hymnes. Je me lève. Puis le speaker baragouine quelques mots et tout le monde applaudit. Je comprends rien mais j’applaudis.

19h00. L’arbitre siffle le début de la rencontre. L’orchestre aussi attaque son match. La centaine de « fervents supporteurs islandais » sont bien présents, et ils envoient du lourd ! Petit stade (9000 spectateurs) mais grosse ambiance, je suis bluffé.

Les Slovènes sont eux « parqués » à part, à l’extrémité de la tribune. Les organisateurs ont prévu le coup, ils ont mis les gros moyens pour assurer leur sécurité et les isoler des Islandais… 2 stewards avec un gilet orange veillent au grain !

19h11. La Slovénie ouvre le score. « Pas de soucis, me glisse mon voisin, c’est le début du match on va égaliser ». Ah, ben ça va alors.

19h15. Les deux policiers en charge de la sécurité font le tour du stade. Ils passent devant nous et font signe à quelques copains au passage. Normal.

19h22. Mon voisin avait vu juste, Bjarnason égalise de la tête. C’est la folie dans le stade.

19h26. Penalty pour l’Islande. Cette fois, mon voisin ne m’avait pas prévenu.

19h27. Buuuuuuuuuuuuuuuuuut ! « C’est Finnbogason, me dit mon sympathique collègue, le joueur du club hollandais de Heerenveen, qui a marqué 24 buts cette année en championnat ». Aaah.

19h30. La dame qui veille à la sécurité de notre secteur grimpe dans les tribunes pour venir faire la bise à une copine. Normal.

19h31. Penalty réussi pour la Slovénie, qui égalise. Le mec à ma droite est tout près d’avaler son drapeau.

19h40. Plus intéressés par l’odeur de pizza que par le match, certains spectateurs partent en « éclaireurs » pour aller chercher du stock avant la meute.

19h45. Mi-temps. Tout le monde à la pizza.

19h57. Aaaaah. Moi aussi j’aurais du filer avant la mi-temps, je vais jamais arriver à acheter ce maudit bout de pizza.

20h00. C’est reparti. Sans pizza.

20h08. Eidur Gudjohnsen, la star du foot islandais, ex-Barcelonais, entre sur le terrain. C’est l’ovation.

20h17. Après la septième mauvaise passe consécutive de Gudjohnsen, le public commence a gueuler. Pour le coup, c’est normal.

20h45. Bon, j’avoue, on s’est fait chier en seconde période. Les Slovènes ont marqués deux buts, Gudjohnsen n’a fait que des conneries, on se caillait la miche et l’ambiance était nettement moins bonne.

Pas vraiment abattus -de toutes façons, le Brésil ça fait drôlement loin-, les Islandais quittent paisiblement le stade pendant que les Slovènes font la fête.

Personnellement, je me suis quand même bien marré. C’est promis, je reviendrai.

 

*Aller l’Islande (Vous auriez pu vous forcer un peu pour comprendre…)

Publicités